Partager l'article ! Conte de Noël: Un hiver, en Isère, en fin d’après midi, arrive un pauvre hère qui demande asile à la communauté Emmaüs ...
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A toi la vie
L'émerveillement est un merci à Dieu et à Sa création, un merci aux
femmes et aux hommes de ce monde dans leur capacité de créer, d'aimer et de donner. Mais la vie n'est pas gagnée d'avance.
L'existence est parfois rude et le chemin semé d'embûches. On dit dans ce cas qu'il faut s'abandonner ! ... pas facile !
Ce n'est pas tout laisser tomber et fuir en avant, ce n'est pas non plus tout attendre de Dieu et des autres comme une solution miracle.
Mais ne serait-ce pas faire jaillir la vie de nos soucis, de nos souffrances et de toutes nos épreuves ? Allumer un feu à la tombée de nos nuits ?
Aller plus loin, plus haut et commencer par dire merci pour tout ce qu'il y a de beau dans notre aujourd'hui !
La vie "s'accouche" au jour le jour et jusqu'au dernier passage vers la vie en plénitude.
La vie est offerte à tous alors A TOI LA VIE.
CD - édito de Brigitte
et Jean-Paul Artaud
Un hiver, en Isère, en fin d’après midi, arrive un pauvre hère qui demande asile à la communauté Emmaüs de Bourgoin-Jallieu. Rien de plus facile que de donner gîte et couvert. Mais il a besoin de chaussures en 46 ; les siennes tiennent par des ficelles liées dessous dessus ! Or toute la réserve est sous l’eau à cause d’une inondation…
Jean-Pierre, un compagnon, s’approche, se déchausse et lui donne les siennes, disant : « C’est bon, j’ai mes claquettes et puis mes bottes » !
«Le soir, chez moi, je me suis posé la question : aurai-je donné mes chaussures ?"
Je n’en suis pas sûre.
Toi, mon frère en Jésus-Christ, ce soir-là, tu as été mon Maître. Me donnant une belle leçon de fraternité, tu m’as fait réfléchir et grandir en humanité, m’engager un peu plus auprès de mes frères souffrants avec une plus grande générosité.
Il y a eu de nouvelles petites lumières allumées dans le ciel ce soir-là.
Il y a eu de la lumière dans les yeux malgré l’inondation et le froid.
Il y a eu une fraternelle humanité qui a réchauffé le cœur et le corps.
Loin du vacarme des médias, dans le silence de l’amour du frère.
Saurons-nous à notre tour ouvrir les yeux, les mains, le cœur,
mettre de la lumière
là où sont le manque et la souffrance ?
C’est le souhait que je nous fais en cette veille.
Françoise LANGLOIS dans Eglise des Côtes d’Armor N° 12 Décembre 2009