Partager l'article ! Pour prier avec Saint Joseph: Permets petit que je t’appelle mon fils. L’heure n’est pas encore de te nommer mon Seigneur. ...
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A toi la vie
L'émerveillement est un merci à Dieu et à Sa création, un merci aux
femmes et aux hommes de ce monde dans leur capacité de créer, d'aimer et de donner. Mais la vie n'est pas gagnée d'avance.
L'existence est parfois rude et le chemin semé d'embûches. On dit dans ce cas qu'il faut s'abandonner ! ... pas facile !
Ce n'est pas tout laisser tomber et fuir en avant, ce n'est pas non plus tout attendre de Dieu et des autres comme une solution miracle.
Mais ne serait-ce pas faire jaillir la vie de nos soucis, de nos souffrances et de toutes nos épreuves ? Allumer un feu à la tombée de nos nuits ?
Aller plus loin, plus haut et commencer par dire merci pour tout ce qu'il y a de beau dans notre aujourd'hui !
La vie "s'accouche" au jour le jour et jusqu'au dernier passage vers la vie en plénitude.
La vie est offerte à tous alors A TOI LA VIE.
CD - édito de Brigitte
et Jean-Paul Artaud
Permets petit que je t’appelle mon fils.
L’heure n’est pas encore de te nommer mon Seigneur.
Autorise donc que celui qui n’est pas ton père t’adopte cette nuit.
Je ne t’ai pas donné la vie,
Mais j’ai accueilli celle que ta mère a reçue du Tout Puissant et portée ici-bas.
A elle et à toi, j’ai donné mon amour.
Maintenant que ton souffle est arrivé parmi nous,
Il te faut désormais la main d’un père,
Permets petit que je te l’offre.
Pour tes yeux d’homme,
Il te faudra un visage qui reflète la tendresse de ton père céleste.
Je ne sais si je saurais être à la hauteur,
Mais je suis assuré de pouvoir compter sur l’appui de ta mère.
Elle est si attentive à la Parole du Très-Haut
Qu’elle saura m’accompagner dans cette tâche.
Pour ton aventure parmi les hommes,
Il te faudra posséder un métier.
Saurais-je te transmettre le mien ?
Oserais-je, tremblant et craintif,
Du bois t’enseigner le sens à donner ?
En cette nuit, tandis que les anges chantent
Et que les bergers accourent, je songe à l’avenir.
Et quelque chose me dit
Que tu détiens les clefs que j’ignore.
Je veux simplement t’assurer, mon fils,
Qu’aussi longtemps que Dieu me prêtera vie,
Je serai là.
Michel Turmel, d’après Bibl’images. Revue « Eglise de Bayeux-Lisieux » mars 2009