Partager l'article ! Une ville dans la nuit: Il était une fois une ville où régnait la nuit. Il y avait des nuits de pleine lune et des nuits rempl ...
o Infos
o Idées diverses :
o Célébrations :
o Chants :
o Documentation :
o Prières
o Saints
o Vidéos :
o Abonnements :
Points de repère :
Claude PAVOT
Déléguée Bayard Religieux
2 Square d'Estonie 35200 RENNES
Tél : 02 99 50 34 26 / 06 82 52 43 80
oceanpavot@orange.fr
Ecclésia :
Accompagner la responsabilité catéchétique
SER - Gestionnaire d'abonnement
14, rue d'Assas 75006 Paris
abonnements.ecclesia@.cef.fr
A toi la vie
L'émerveillement est un merci à Dieu et à Sa création, un merci aux
femmes et aux hommes de ce monde dans leur capacité de créer, d'aimer et de donner. Mais la vie n'est pas gagnée d'avance.
L'existence est parfois rude et le chemin semé d'embûches. On dit dans ce cas qu'il faut s'abandonner ! ... pas facile !
Ce n'est pas tout laisser tomber et fuir en avant, ce n'est pas non plus tout attendre de Dieu et des autres comme une solution miracle.
Mais ne serait-ce pas faire jaillir la vie de nos soucis, de nos souffrances et de toutes nos épreuves ? Allumer un feu à la tombée de nos nuits ?
Aller plus loin, plus haut et commencer par dire merci pour tout ce qu'il y a de beau dans notre aujourd'hui !
La vie "s'accouche" au jour le jour et jusqu'au dernier passage vers la vie en plénitude.
La vie est offerte à tous alors A TOI LA VIE.
CD - édito de Brigitte
et Jean-Paul Artaud
Il était une fois une ville où régnait la nuit.
Il y avait des nuits de pleine lune et des nuits remplies d’étoiles.
Et quand la nuit était trop noire, on allumait des lampes.
Mais c’était toujours la nuit.
Et puis voilà qu’un voyageur arrive.
Il raconte qu’il vient de loin et qu’ailleurs il y a des villes
Où après les heures de nuit viennent des heures de jour.
Il raconte que le jour est si clair qu’on n’a même pas besoin de lampes.
Les gens emmènent aussitôt le voyageur chez Monsieur le Maire.
Ils veulent tous que l’on fasse venir le jour dans leur ville.
Le maire se met à bougonner :
« Le jour, le jour ! Et où voulez-vous que j’aille le chercher, moi, le jour ?
Et puis d’abord, combien ça coûte ? »
Le voyageur répond : « mais, le jour ne s’achète pas, il vient ! »
Le maire fait : « ah ? Et pourquoi donc n’est-il jamais venu chez nous ? »
Le voyageur répond : « comment le jour viendrait-il si personne ne l’attend ? »
Le maire et tous les habitants en restent la bouche ouverte.
Ils n’avaient jamais pensé à ça !
Puis le maire dit : « Attendre, attendre !
Mais… comment fait-on pour attendre le jour ? »
Alors une petite fille blonde s’écrie en rougissant : « moi je sais !
Quand j’attends une lettre de mon amoureux, je cours à la boîte
Aux lettres dix fois, vingt fois, jusqu’à ce qu’elle arrive.
C’est sûrement comme cela qu’il faut attendre le jour,
Comme une lettre d’Amour ! »
Le poète lève son doit taché d’encre et il dit : « moi je sais !
Quand j’attends un vers, une rime, la musique d’une chanson,
Je m’assieds, je ferme les yeux et j’écoute dans ma tête,
C’est sûrement comme cela qu’il faut attendre le jour,
Comme un poème, comme une chanson ! »
Et puis la boulangère secoue son tablier plein de farine et elle dit : « moi je sais !
Quand mes pains sont au four et que j’attends qu’ils cuisent,
Je fronce le nez jusqu’à ce que je sente la bonne odeur du pain doré.
C’est sûrement comme cela qu’il faut attendre le jour, comme du bon pain ! »
Et tous, le jardinier et le maçon, la couturière, le pêcheur et l’épicier,
Le peintre et la maîtresse d’école,
Tous s’aperçoivent qu’ils savent comment attendre le jour.
Mais le maire bougonne encore : « c’est bien joli tout ça,
Mais cela va prendre combien de temps d’attendre ? »
Alors les gens s’écrient : « on va commencer tout de suite ! »
Et la petite jeune fille blonde se met à courir dis fois, vingt fois,
Et la boulangère fronce son nez pour sentir si le jour arrive.
Et tous, le jardinier et le maçon, la couturière, le pêcheur et l’épicier,
Le peintre et la maîtresse d’école,
Tous se mettent à attendre le jour.
Et bientôt, là-bas, au bord des toits,
Une minuscule ligne rosé grandit, grandit, et brusquement,
Un éblouissant rayon d’or saute par-dessus les toits
Et il éclabousse la ville de lumière.
Tout le monde crie en même temps :
« Aaaaaaaaah ! Comme au feu d’artifice,
Mais c’est encore plus beau que le feu d’artifice
C’est le jour qui est venu ! «
Jusqu’aux portes de la ville pour voir si le jour arrive.
Quelques questions :
Qu’est-ce qu’ils attendaient ?
Que fallait-il qu’ils fassent pour que la lumière revienne ?
Qu’est-ce qu’un guetteur ? Un veilleur ?
Et nous, qu’attendons-nous ?
Est-ce facile d’attendre ?